Concours d’Elégance du POLO de PARIS dédié aux voitures anciennes Citroën (Dimanche 1er septembre 2019)

le

Au nom de la famille Citroën, je remercie le Polo de Paris et sa Commission Chevaux-Vapeur, gentiment rebaptisée Chevrons-Vapeur pour l’occasion, présidée par mon ami Jean-Marc Huyghues-Despointes, d’avoir organisé ce Concours d’Elégance dédié aux voitures Citroën, pour célébrer les 100 ans de cette marque créée par mon grand-père, qui a marqué son époque, qui a marqué notre époque. Qui, dans sa famille, n’a pas une histoire à raconter qui concerne une DS, une 2CV ou une SM, qu’un père a possédée, qu’un oncle a rénovée, qu’un cousin a conduite pour traverser des contrées éloignées ?
Par écrit, notre président, Jean-Luc Chartier, m’a félicité pour mon discours prononcé lors du Rassemblement du Siècle de Citroën à La Ferté-Vidame et a terminé son message ainsi : « Nous n’aurons vraisemblablement pas 60.000 spectateurs le 1er septembre prochain au Polo mais je suis sûr d’un franc succès ».
Le franc succès est là et je m’en réjouis. Splendides voitures qui nous rappellent combien Citroën a été créatif depuis 1919. Equipages remarquables et élégants.
Le Rassemblement de La Ferté Vidame a vraiment été le « Woodstock » de Citroën : effectivement 60.000 visiteurs mais aussi 4.200 véhicules de collection, 10.500 participants collectionneurs, 25% d’étrangers, 240 journalistes. Des passionnés de toutes origines se sont réunies dans une grand-messe désormais historique, dans une ambiance amicale de partage et de communion, dans une ferveur notable.
Lors d’une interview par la journaliste Guillemette Faure du journal Le Monde, celle-ci m’a fait ce commentaire : « En France, seuls Johnny Hallyday et André Citroën peuvent générer une telle ferveur et un tel enthousiasme populaire ». Certains de mes amis m’ont écrit : s’il faut choisir, nous préférons André Citroën ! C’est certainement l’industriel et le communicant le plus sympathique du 20e siècle.
Je ne vais pas vous raconter l’histoire d’André Citroën qui a été récemment résumée dans La Gazette du Polo. Je ne vais pas vous décrire tout ce qui s’est passé à La Ferté-Vidame et vous rapporter les émotions ressenties lors des centaines de rencontres avec les passionnés. 
Seuls ces 3 moments forts :
Un collectionneur, qui possède 40 voitures anciennes Citroën, me raconte qu’il possède une Type A, le 1er modèle sorti de l’usine de Javel, qu’il a trouvée abandonnée dans une grange. En silence, il la contemple souvent. En effet, comme elle porte le numéro 1000 et quelques, il en déduit qu’André Citroën, lors de ses visites quotidiennes de l’usine, est sûrement passé à côté d’elle et a porté ses yeux sur elle. Il trouve cela impressionnant.
Lors d’une séance d’autographes et de selfies, 3 chinois viennent me saluer et me disent : « Nous sommes très honorés de pouvoir vous serrer la main ; nous sommes venus de Hong-Kong pour participer à cet événement et, avant de venir ici, nous nous sommes recueillis devant la tombe de votre grand-père au cimetière du Montparnasse pour lui rendre hommage ». Je trouve cela impressionnant.
Une dizaine de journalistes chinois interrogent mon ami Pierre Leclercq, directeur du Design de Citroën, ici présent, et me voyant déambuler dans les parages, il leur signale ma présence. Les journalistes se lèvent comme un seul homme, applaudissent, sortent leurs appareils-photo et m’assaillent de questions. Les chinois sont sensibles à l’histoire des marques, quand elles en ont. Et dans le cas de Citroën, l’histoire est riche, belle et intense.
Pour terminer, puisque nous sommes réunis pour un concours, je vais vous raconter une histoire de concours organisé par André Citroën qui savait apporter de la gaieté à ses entourages.
Il adorait les chansonniers qui le brocardaient si souvent. Un jour, il décida de réunir les 12 chansonniers les plus connus et leur proposa, en vers, la compétition suivante:
Lelièvre, Mauricet, Balthon, Rop et DorinVous m’avez maltraité de quatrain en quatrainGrâce à moi, chaque jour, vous cueillez des bravosAu meilleur d’entre vous j’offre une Cinq Chevaux
Puis chaque chansonnier donna lecture de son quatrain.
Voici celui de René Dorin, qui n’a pas gagné :
J’ai médit de vous CitroënMon intention était pureJe voulais gagner de l’argentPour vous acheter ma voiture
Celui qui gagna la voiture fut Léo Lelièvre avec ce joli poème :Lelièvre, mon aïeul, que l’on blague à la longuePar la tortue, un jour, fut battu de très loin ;Moi, grâce à Citroën, je gratte tout le monde,Rien ne sert de courir, il faut un moteur à point.
L’humour, la générosité et le sens des relations publiques d’André Citroën sont résumés dans cette anecdote.
Ceux qui vont gagner aujourd’hui les divers prix proposés ne gagneront pas une voiture, ils gagneront notre gratitude d’avoir eu la gentillesse de nous montrer leurs belles voitures de collection, ils gagneront notre admiration et notre amitié.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s